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Dans la Barossa Valley, point de coteaux mais plusieurs cépages et tout particulièrement la Syrah. Il y tombe peu de précipitations, et les vignes poussent à plat, sous un soleil de plomb. D’ailleurs ici, pas de pallissage, ni d’effeuillage, pour protéger les baies. 90 % du vignoble est irrigué, mais pas chez Joseph “Joe” Evans (Ballycroft Vineyard and Cellars) qui cultive seul et à la main 6 hectares de vignes. Chez lui, les baies sont donc plus petites et très concentrées en sucre. Il obtient ainsi un vin titré à 16 – 20 % d’alcool, mais pourtant très équilibré.

Au bout de la rue, la “winerie” Murray Street a quant à elle recours à l’irrigation pour son vignoble et obtient des raisins bien plus gros qui donnent un vin plus doux et classique à 12-14°. Là, nous rencontrons Florian, installé en Australie, et nous avons droit à une visite guidée dans la langue de Molière. Il nous explique donc que la cuverie fonctionne un peu comme une coopérative : 60 % des 500 à 600 tonnes pressées ici chaque année sont déposées par les producteurs des environs, le reste provient de vignes appartenant à la winery.

Les mélanges sont possibles et le plus courant est le GSM (Grenache, Syrah, Mourvèdre), mais on trouve aussi du Syrah/Cabernet, Syrah/Mourvèdre ou Syrah/Viagnier.

Les vendanges s’échelonnent entre février et avril, suivant les cépages : on récolte d’abord la Syrah, puis le Cabernet et enfin le Mourvèdre.

Après la vendange, le raisin est amené à la winery dont les installations sont semi-extérieures. En effet, le climat de la vallée ne nécessite pas de les protéger de la pluie (il n’y a aucune précipitation entre janvier et mai) :

Florian nous montre le fonctionnement de l’érafloir

 

1. Eraflage : si le raisin est trop chaud à la cueillette, ce dernier est refroidi avant de passer par l’érafloir. Les baies sont séparées des rafles. Les vendangeuses mécaniques utilisées pour les vignes hautes sont parfois équipées d’un érafloir.

 

 

 

 

 

Fouloir

 

2. Foulage : pour certains cépages à la peau “dure” un passage par le “crusher” est nécessaire : les raisins sont délicatement éclatés pour permettre la libération du jus sans altérer les pépins.

3. La première fermentation alcoolique va utiliser des levures pour transformer le sucre en alcool et en différents éléments secondaires.

4. Pressurage : Murray Street s’est équipé de pressoirs nouvelle génération qui ont remplacé les modèles traditionnels en bois.

Installations semi-extérieures

5. La fermentation malo-lactique à température contrôlée : pour l’élaboration des vins rouges (majeur partie des vins produits chez Murray Street), cette seconde fermentation permet de transformer l’acide malique en acide lactique. Ici, elle nécessite entre 2 et 4 semaines et il est souvent nécessaire d’ajouter de l’acide tartrique au cours de la fermentation. Le domaine Murray Street est équipé de 36 cuves de 6 tonnes chacunes et de quelques-unes de 18 tonnes.

 

 

 

 

 

Une dégustation dans le chai6. Mise en fût, pendant 6 mois à 2 ans. Les fûts en chêne utilisés proviennent de tonnelleries de France et des Etats-Unis.

On trouve des bouchons à vis sur toutes les bouteilles, même pour les vins de garde.

La winerie Murray Street exporte son vin en Chine, aux USA et au Canada.

Joe, lui, n’exporte pratiquement pas, car il ne produit qu’environ 500 bouteilles par an. Par ailleurs, les consommateurs (notamment les Européens) ne sont pas habitués à son “big wine” à haute teneur en alcool. Horticulteur, il fait également pousser une grande variété de fruits, légumes et plantes aromatiques vendus localement. Le raisin qu’il récolte est emmené au bout de la rue, à Murray Street, pour le pressurage (au pressoir à l’ancienne) et la vinification, mais Joe garde la main sur tout le processus et sa production garde sa spécificité et son équilibre.

Rencontre avec "Joe"

En Australie, la vente de boissons alcoolisées est taxée à 40 %, et Joe nous explique que le gouvernement envisage de mettre en place une taxation progressive en fonction du taux d’alcool : ainsi, un vin “fort” comme le sien sera plus taxé qu’un vin doux. Il craint que cela n’entraîne une baisse de qualité chez les gros producteurs, qui tenteraient de baisser le titrage alcoolique de leurs vins juste en dessous des palliers fixés par les autorités afin de diminuer les prélèvements fiscaux, même si cela risque d’altérer leur qualité gustative.

pour gouter le vin de Joe: http://www.ballycroft.com/

 

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