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Une vache laitière bien curieuse

 

 

Cette semaine, nous avons eu la chance d’aller visiter la ferme laitière de FUNDO EL RISQUILLO, au sud de SANTIAGO. Il a fallu faire des pieds et des mains pour pouvoir pénétrer dans ce gigantesque complexe de 4 000 hectares et de 520 salariés. Mais après avoir obtenu l’autorisation d’y accéder, c’est en remontant du sud du Chili que nous nous sommes fait déposer à l’entrée de la ferme ou Allan, chilien parlant parfaitement l’anglais nous y attendait.

 

Robot VMS DeLaval

Un des 16 robots DeLaval déjà en place sur site.

 

Avec 6 500 vaches laitières Prim’Holstein, cette ferme, détenue par ANCALI, est la deuxième plus grande exploitation laitière du pays, derrière une ferme de modèle “néo-zélandais” située dans les pâturages plus au sud. L’exploitation d’ANCALI va devenir la plus grande ferme robotisée du monde car elle s’apprête à installer quelques 64 robots de traite VMS DeLaval en 6 mois seulement. Chaque jour, l’exploitation produit 230 000 litres de lait. Jusqu’à récemment, il n’y avait pas de tank à lait, et près de 30 camions venaient quotidiennement récolter le lait pour l’amener 500 kms plus au nord, à SANTIAGO.

 

 

Un des 4 carrousels de l'exploitation

Un des 4 carrousels de l’exploitation.

 

Allan nous a donc fait faire le tour du propriétaire avec une visite des anciennes salles de traite rotative, dont une partie continuera à fonctionner en complément des nouveaux robots. Concernant le délai d’installation de ces derniers, Allan nous confie que c’est une opération “risquée”, surtout en si peu de temps. Cependant, 16 robots étaient déjà en place depuis 2 ans et ont servi d’expérimentation, permettant ainsi au producteur  d’être rassuré sur le niveau de production et la qualité du lait à venir. Nous allons d’ailleurs pouvoir voir le fonctionnement de l’un d’entre eux. Devant nos yeux, une vache va entrer dans le “sas”, se faire scanner. Puis un échantillon de lait va être collecté par le bras mobile du robot. La qualité du lait est analysée en temps réel et si celle-ci convient, la traite peut avoir lieu.

 

L’objectif de cette mécanisation de la traite est principalement la réduction des coûts de main d’œuvre. En effet, la mise en place des robots devrait permettre, à terme, de réduire l’effectif de salariés de 150 personnes environ (aujourd’hui environ 520 salariés travaillent sur la ferme (culture et lait). De plus, un gain de production est également attendu.

Allan nous explique le mécanisme de traitement des eaux usées.

Allan nous explique le mécanisme de traitement des eaux usées.

 

 

Après avoir fait le tour des bâtiments, Allan nous explique que la ferme Fundo El Risquillo est également équipée d’un système de recyclage des eaux usées qui fonctionne par décantation et aération. Il nous confie que sous nos pieds se trouvent 4 méthaniseurs sous-terrain qui produisent 40 000 mètres cubes de méthane par an.

 

 

 

 

Puis Allan nous embarque à bord de son 4×4 pour faire un tour de plaine. Il nous explique que pour nourrir ses animaux, la ferme n’a que très peu besoin de l’extérieur, les vaches peuvent compter sur les 4 000 hectares de cultures alentours. Lors de notre traversée des champs, Allan nous livre un détail amusant : l’une des principales difficultés de la région étant le manque d’eau, pour déterminer l’assolement, chaque année, un spécialiste est envoyé dans les montagnes pour y faire des relevés d’épaisseur de neige, permettant de connaître la quantité d’eau qui sera disponible (via pompage dans la rivière) pour la saison.

500 vaches à viandes restent en extérieur, tandis qu'un millier est sous abri.

500 vaches à viandes restent en extérieur, tandis qu’un millier est sous abri.

 

 

Ensuite Allan nous amène visiter une seconde exploitation située à quelques kilomètres de là, où se trouvent les vaches à viande (Red et Black Angus principalement, ainsi que les vaches de réforme) qui seront vendues à TEMUCO.

 

 

 

 

Puis nous terminons notre escapade par une visite d’un superbe haras nouvellement créé.

Un superbe manège à chevaux nouvellement créé.

Un superbe manège à chevaux nouvellement créé.

Sur la ferme, un hara vient d'être construit à quelques kilomètres de là.

Sur la ferme, un haras vient d’être construit à quelques kilomètres de là.

Un mur de maïs ensilage haut de 5 mètres.

Un mur de maïs ensilage haut de 5 mètres.

 

 

 

Allan finit par nous expliquer que le système laitier est déficitaire depuis longtemps, mais heureusement le propriétaire de l’exploitation (également propriétaire de la principale compagnie aérienne du Chili et d’une compagnie de transport) est très riche et il renfloue régulièrement les caisses de la ferme car “il adore les vaches!”. Il espère que la mise en place de robots lui permettra d’être plus compétitif à terme.

 

 

 

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Lors de notre séjour dans le sud du Chili, nous avons rencontré Jérôme DARGENT, français expatrié depuis 35 ans.

Voici une interview de Jérôme ou il nous présente succinctement son parcours, son entreprise et nous parle de l’agriculture de la région de TEMUCO.

 

 

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Peu d’endroits au monde suscitent autant de rêve que l’île de Pâques, et à raison…

C’est tout d’abord l’isolement qui impressionne: pas de terres habitées situées à moins de 3 700 kilomètres: le Chili à l’Est, et la Polynésie à l’Ouest.
La météo nous a surpris également. Nous imaginions à tort une île fraîche dont le climat ressemblerait à la Bretagne. Mais en réalité, Rapa Nui (nom officiel de l’île de Pâques, bien que très peu utilisé) jouit d’un climat subtropical, chaud et humide toute l’année: la pluie a été de la partie tout au long de notre séjour.

L’île fait environ 23 kms de long pour 12 kms de large et est parsemée de volcans éteints. La seule ville de l’île, regroupant la quasi-totalité de la population est Hanga Roa peuplée de quelques 4 000 âmes.

Le contours de l’île est couvert de statues, pour la plupart cassées et tombées au sol (soit par les missionnaires, soit par les Pascuans eux-même). Seuls quelques sites ont déjà été réhabilités et possèdent des statues debouts, presque toujours dos à la mer.

Dans notre imaginaire, avant de nous rendre sur l’île, nous pensions que les moaïs de l’île de Pâques étaient dépourvus de corps. En réalité, tous les moaïs ont un corps, comme l’attestent les quelques photos ci-dessous:

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Cette semaine, nous voici arrivés au Chili où nous avons rencontré Jérôme DARGENT, prestataire de service français installé dans la région de TEMUCO, le grenier à blé du Chili. Grâce à Jérôme et à ses connaissances, nous avons pu partir à la découverte de l’exploitation de Carlos GUTIERREZ OLGUIN, agriculteur propriétaire de 1 304 hectares divisés en 6 sites d’exploitation.

Au Chili aussi, les agriculteurs qui le souhaitent se regroupent régulièrement pour des journées “techniques” chez l’un d’entre eux. Ces groupes, appelés GTT (Grupo de Transferencia Tecnologica) sont plus ou moins l’équivalent chilien de nos GEDA.

Cette fois-ci le groupe d’agriculteurs a rendez-vous chez Carlos, qui nous accueille chaleureusement. Il emploi 8 salariés permanents sur son exploitation, dont un chef de culture. A notre arrivée, un document synthétisant l’exploitation est remis à chaque personne présente. Dans celui-ci on voit que Carlos s’est récemment beaucoup agrandi. En effet, il est passé de 500 hectares en 2010, à 1 300 désormais. Son assolement est composé de blé (398 ha), d’avoine (320 ha), de forêt d’eucalyptus (162 ha), de pins (197 ha) et d’autres bois (207 ha). Ses rendements en blé varient entre 42 qtx/ha et 75 qtx/ha. En avoine, cela va de 50 à 70 qtx/ha. Le document remis présente aussi l’ensemble du parc matériel et les itinéraires culturaux. Ainsi chaque agriculteur du groupe va pouvoir donner son avis sur les décisions techniques de Carlos à la fin de la journée.

La visite de l’exploitation débute par le tour des bâtiments: le local phyto, le hangar de stockage de grain, de stockage de matériel. Puis nous montons dans les 4×4 pour aller faire le tour des champs. Nous allons découvrir que Carlos défriche régulièrement des forêts pour transformer ces surfaces en terres arables. Par ailleurs, Carlos étant propriétaire d’une société de BTP, il utilise ses machines et ses salariés pour édifier un impressionnant réseau de larges chemins tout autour de ces nouvelles surfaces. Nous passerons finalement près de 2 heures à voir des parcelles en cours de défrichage.

Notre accompagnateur, Jérôme, nous expliquera plus tard que à l’instar de Carlos, tous les agriculteurs de la région sont plus des hommes d’affaires que des fermiers. En effet, ils ne montent que très rarement sur un tracteur et pour beaucoup d’entre eux, leurs problématiques principales restent la valorisation de l’argent gagné dans un autre domaine.

Parmi les problématiques locales, Carlos nous explique également qu’il est actuellement en procès avec la communauté indigène de la région, les indiens Mapuche, qui revendiquent la récupération de leur terres d’origine et demandent à ce que soit conservés les bois. Nous apprendrons aussi que des “attentats” frappent régulièrement la région. Ainsi des tracteurs sont parfois retrouvés brûlés dans les champs…

Au cours de notre visite, il nous prend l’idée “farfelue” de parler de coopérative… Apparemment, il s’agit d’un mot à oublier tout de suite dans le monde agricole chilien. Jérôme nous expliquera le caractère “individualiste” des céréaliers de la région de TEMUCO.

Voici une courte vidéo illustrant notre visite, notamment concernant le stockage et la vente des céréales :

 

 

 

 

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