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Après un silence radio de 4 semaines lié à des problématiques de connexions et blocages internet du blog par la Chine, nous voici à nouveau en zone internet accessible. La traversée de la Chine fut difficile et la durée de visite s’est raccourcie de 3 à 2 mois, à cause du grand nombre de difficultés rencontrées.

L’étranger en Chine est particulièrement “suivi” et ce d’autant plus lorsqu’il lui prend la curieuse idée de rentrer dans le pays, non pas par les airs, mais par la terre en passant la frontière avec le Vietnam… Rien que pour faire le trajet Hanoi (Vietnam) – Guilin (Chine) en train, il nous a fallu montrer 10 fois notre passeport !!!!

Une femme en tenue traditionnelle à Dazhai.

Une femme en tenue traditionnelle à Dazhai.

Par conséquent, sur l’approche agricole de la Chine, il nous a été techniquement impossible de partir par nous-même dans les campagnes pour y visiter des exploitations. Outre la difficulté liée à la langue chinoise (quasi impossible de trouver quelqu’un qui parle anglais en dehors de Pekin, Shenzhen, Xian et Shanghai…), l’accès aux fermes ne peut se faire que dans le cadre d’une demande réalisée bien en amont via les autorités compétentes avec peu de chance de réussite sauf à prouver que l’on peut leur apporter quelque chose. Malgré tout, au cours de notre voyage en Chine, principalement en train, nous avons traversé des villes gigantesques à la périphérie desquelles les gares ferroviaires géantes poussent comme des champignons, et entre lesquelles les rizières tentent de se faire une place. Ces paysages illustrant bien la principale problématique agricole de la Chine : le manque de terres arables…

Le village de Dazhai au milieu des rizières en terrasse.

Le village de Dazhai au milieu des rizières en terrasse.

 

En effet, aujourd’hui encore, l’agriculture occupe une part importante de la population active et comme dans beaucoup de pays du monde, l’un des grands défis agricoles de la Chine sera de produire plus, mais avec toujours moins d’espace disponible. Bien évidemment, synthétiser l’agriculture chinoise en un article reviendrait à mettre toutes les agricultures européennes dans le même panier tant les sols, la topographie, les conditions météorologiques sont changeants d’une région à l’autre.

 

 

 

 

Mais pour résumer, le système agricole chinois va devoir nourrir 20 % de la population mondiale avec seulement 10 % des terres arables. De plus, le désert avance toujours plus sur les pâturages du nord, et la pression urbaine consomme également toujours plus de terres agricoles. Pour résoudre cette équation, il reste bien sûr la solution de l’importation de denrées agricoles (pouvant parfois peser sur le marché mondial des céréales), mais aussi l’amélioration des performances techniques ou encore par l’intermédiaire d’une politique d’expansion agricole à l’étranger. Cette dernière option se traduit par des investissements de plus en plus conséquents dans des terres et des fermes d’autres pays du monde, notamment en Asie du sud-est, en Afrique et en Australie.

Les rizières en terrasse du dos du dragon

Les rizières en terrasse du dos du dragon

 

 

Sans surprise, la principale culture que nous avons rencontrée était le riz, dont la zone d’implantation s’étend de la vallée du Yang Tse à la frontière vietnamienne au sud. La riziculture prend alors diverses formes selon que l’on se trouve en vallée ou dans les zones de montagnes. Les plus impressionnantes sont sans conteste les rizières en terrasse du Dos du Dragon dans le Guangxi, accessible via le village de Dazhai. Malheureusement pour nous, lors de notre passage, la météo n’était pas au beau fixe et le cycle de développement du riz n’avait pas encore démarré.

 

 

Plus loin, dans la vallée de Yangshuo, on trouve des rizières planes dans lesquelles le travail du sol se fait encore avec les buffles d’eau. Bien sûr ici, l’agriculture est encore familiale avec des surfaces moyennes exploitées de l’ordre de 65 ares par fermier !!!

Buffles d'eau dans les paysages karstiques de Yangshuo.

Buffles d’eau dans les paysages karstiques de Yangshuo.

 

 

 

 

 

 

 

 

En remontant au-delà du Yangzi, la culture du blé fait son apparition notamment entre Xian et Pekin avec peu de diversité dans le paysage agricole : des champs de blé parfois entrecoupés de vergers et de serres. Cependant, la topographie du terrain permet de retrouver des parcelles de taille importante et on se croirait parfois en plaine de Champagne.

 

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Quelques photos de la grande muraille de Chine:

 

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